Par le dessin, la sculpture ou le biais d’une installation, les travaux de Benoît Delaunay proposent des structures. À la fois internes et apparentes, révélant aussi bien une morphologie qu’une ossature. Entre le monde insaisissable des images et celui préhensible des objets, ses constructions deviennent des éléments de liaisons qui questionnent la matérialité et la visibilité des choses et le rapport constructionnel que nous élaborons avec le monde.

Diplômé en scénographie à l’école d’art dramatique du Théâtre National de Strasbourg (TNS, France), après avoir réalisé des scénographies principalement pour le théâtre et l’opéra, Benoît Delaunay entreprend des études post–grades en art visuel à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD, Genève).  

Mes dessins installations et sculptures explorent ce qui délimite et composent une image: où le fait de cadrer une portion d’espace pour en extraire un jeu de subjectivités. Aujourd’hui, nous percevons l’image au-delà du format délimité du tableau. L’image est issue d’un réseau de correspondances qui mêlent corps et conscience. Elle n’est plus assujettie à des contenants comme l’espace et le temps.

Mes travaux sont des tentatives d’aborder la question des limites formelles de l’image (comme le cadre du tableau ou la limite du papier), ce qui structure l’objet, son support ou en matérialise l’apparence. Il est donc question de perceptions construites, de structures temporaires, extraites et mises en exergue pour matérialiser ce qui serait un point de vue. On peut aborder mes créations comme les éléments d’une topographie qui configureraient, localiseraient un événement ou une situation issue de nos perceptions.